| Presse ... | |||||||
|
" Articles sur la Fondation " Retrouvez les articles de divers journaux sur
la Fondation Moi pour Toit ... |
|||||||
|
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Nouvelliste du 1 mars 2010 | |||||||
|
" Soucis financiers pour Moi pour Toit "
Moi pour Toit > Les enfants de Pereira ont besoin du soutien des Valaisannes et des Valaisans. Hier, la Fondation Moi pour Toit célébrait le 19e anniversaire de sa fondation officielle. Mais en lieu et place d’une fête, c’est un nouvel appel à l’aide que lance son fondateur et animateur Christian Michellod: «La fondation s’est développée grâce au soutien inconditionnel des donateurs, dont bon nombre de Valaisans, qui ont toujours été présents. Aujourd’hui, toutefois, avec la crise économique et le drame haïtien, nous nous retrouvons dans la même situation qu’après le tsunami de décembre 2004, en Asie. Je comprends évidemment que les gens fassent preuve de générosité envers les Haïtiens, comme ils l’ont fait après le tsunami, mais je me permets de lancer un nouvel appel pour que l’on n’oublie pas les enfants de Colombie. J’espère que les Valaisans continueront à me faire confiance et à soutenir ces enfants qui le méritent.» Trois mois de vie. Au niveau financier, la fondation n’a ainsi plus que trois mois de vie devant elle: «Ce n’est pas de gaieté de cœur que je lance un nouvel appel à l’aide, mais la situation est réellement critique. Si plus rien ne rentre dans les caisses, je devrai mettre la clef sous le paillasson en juin prochain. Nous pouvons compter sur le soutien fidèle des membres du Club des mille, mais nous avons enregistré une baisse sensible des dons spontanés en 2009 (–40%).Mais j’ai bien l’intention de me battre pour inverser la tendance. Je ne peux en effet pas croire qu’un projet de 23 ans puisse mourir ainsi.» 5000 enfants. L’action de Moi pour Toit a débuté en novembre 1987 au travers de diverses manifestations en faveur des enfants de la rue de Pereira, en Colombie. Vu l’impact rencontré en Valais, Christian Michellod décidait de légaliser ce mouvement qui est devenu une fondation en 1991. Depuis, plus de 5000 enfants – dont de nombreux cas dramatiques – ont été accueillis dans les quatre foyers de Moi pour Toit, un pour les enfants âgés de 4 à 13 ans, deux pour les adolescents de 13 à 18 ans et le centre d’urgences Louis-Ernest Fellay pour tout âge, entre la naissance et 18 ans. En plus de ces foyers, Moi pour Toit a développé une école qui reçoit aussi les enfants des bidonvilles voisins et un centre de formation professionnelle. Un bilan très positif donc qui mérite d’être soutenu. Pour aider les enfants de la rue accueillis par la Fondation Moi pour Toit, vous pouvez faire un don spontané, devenir membre (parrain) du Club des mille ou faire un achat à la boutique de Moi pour Toit à Martigny. Olivier Rausis |
|||||||
|
|
|||||||
| Articles de la Gazette du 26 février 2010 | |||||||
|
" Le cri du cœur du fondateur "
On parle d’un anniversaire concernant Moi pour toit, qu’en est-il exactement? Oui et non. Oui, parce que Moi pour toit est devenu officiellement une fondation le 28 février 1991. Non, parce que l’action Moi pour toit avait débuté presque quatre ans auparavant. En fait, tout a commencé en novembre 1987 à travers diverses manifestations en faveur des enfants de la rue de Pereira en Colombie. Vu l’impact en Valais, j’ai donc décidé de légaliser ce mouvement devenu une fondation en 1991. Nous en sommes donc à notre 23e année de bataille quotidienne et incessante. Car un enfant de la rue, un enfant abusé, maltraité, battu, exploité n’a jamais de vacances. Il doit lutter tous les jours pour sa survie. Et nous aussi pour lui tendre la main et le coeur.
Il y a le bilan chiffré. Plus de 5000 enfants ont été accueillis dans nos quatre foyers, un pour les enfants âgés de 4 à 13 ans, deux pour les ados de 13 à 18 ans et le centre d’urgences Louis-Ernest Fellay pour tout âge, entre la naissance et 18 ans. On vient d’y accueillir deux bébés, de trois jours et de trois mois, déposés devant la porte. Et la semaine dernière deux cas dramatiques comme toujours: un enfant de 7 ans qui avait été enlevé par la guérilla et que la police a réussi à récupérer; et une petite fille de 8 ans qui avait été violée par son père et son beau-père avec l’assentiment de la mère. Elle s’est échappée de chez elle et est venue frapper à notre porte. Les mêmes tristes histoires se répètent depuis toujours. Et il y a l’autre bilan, à plus large vue. Moi pour toit en est à la deuxième génération d’enfants. C’est-à-dire que les premières petites filles accueillies dans notre premier foyer au début des années 1990 sont maintenant des mères de famille, mariées, avec qui j’ai toujours des contacts, qui m’appellent encore papa. Si l’on peut parler de réussite, c’est dans ces exemples-là qu’on peut la comprendre. Tout en étant conscient que c’est une lutte sans fin, de tous les jours, de tous les mois, de tous les ans.
La force de ne pas avoir le droit d’abandonner, tout simplement. On ne laisse pas tomber les plus faibles que je considère comme mes enfants. Alors je lance un nouvel appel pour récolter des fonds. Le budget avoisine le million de francs annuel. Une récente publication de la Confédération montre que la Fondation Moi pour toit est l’organisation suisse qui apporte le plus d’aide à la Colombie. Toutes institutions d’aide à l’enfance défavorisée confondues, Moi pour toit est le numéro un dans ce pays sud-américain pour être la plus complète. Car au-delà des quatre foyers, nous avons encore développé une école qui reçoit aussi les enfants des bidonvilles voisins, et un centre de formation professionnelle avec un diplôme reconnu par l’Etat colombien. Heureusement, ce dernier participe au budget à hauteur de 35% en 2010. Le reste des fonds vient de Suisse et surtout du Valais.
Elle nous a frappés de plein fouet. Les chiffres 2009 viennent de sortir et la baisse des entrées atteint les 40%! Je n’ai jamais eu de matelas qui m’aurait permis de respirer et de travailler à moyen terme. Je vis presque au jour le jour. Plus précisément... au mois le mois. Aujourd’hui, j’ai trois mois de vie devant moi. C’est-à-dire que si plus un centime n’entre dans les caisses, je peux mettre la clé sous le paillasson en juin prochain. Si j’y pense, je suis envahi de sueurs froides. Je me dis qu’un projet de vingt-trois ans ne peut pas mourir ainsi. Mais j’ai la foi et l’espérance. J’y crois et je veux y croire et je me bats tous les jours avec cette conviction rivée au cœur.
Les Valaisans ont toujours été présents. J’espère qu’ils continueront à me faire confiance et à soutenir ces enfants qui le méritent. Dans cette crise, un élément me fait chaud au cœur. Les dons spontanés ont baissé de plus de 40%, mais les parrains, c’est-à-dire les membres du Club des mille, ont même connu une légère augmentation (+6,57%). C’est vrai que 20 francs par mois, soit 240 francs par année, restent dans les moyens de la majorité des personnes qui veulent donner la main à ces enfants, en sachant que c’est une aide directe, sous contrôle suisse du début à la fin. Un franc de don est un franc qui arrive sur le terrain directement. Et je suis là pour contrôler: en avril prochain, je fais mon 47e voyage à Pereira!
Comme déjà dit, c’est le souci. Le gros souci. Je me retrouve dans la même situation qu’après le tsunami. J’avais alors poussé un grand cri. Au secours, au secours! Toute la générosité s’en allait en Asie. Cette année, le même problème se pose avec Haïti. C’est dramatique pour les Haïtiens, bien sûr. Et je le comprends. Mais les enfants de Moi pour toit, ceux qui sont encore dans la rue et qui attendent notre soutien, ne doivent pas et ne peuvent pas être abandonnés non plus. Alors que faire? Crier une nouvelle fois? Franchement, je me sens mal à l’aise. Pourtant, la situation est claire: j’ai besoin au minimum de 2000 francs par jour, tous les jours de l’année, et depuis un mois il n’y a que 20, 50 ou 200 francs qui entrent quotidiennement. Je vais rapidement arriver à un point de non-retour. Et je sens en moi comme une sorte d’impuissance. Je veux croire au miracle. C’est mon refuge. Et je ne devrais pas me sentir mal à l’aise, d’ailleurs. En 1991 et 1992, Moi pour toit n’avait pas l’ampleur actuelle en Colombie. J’offrais donc les 10% de nos entrées pour venir en aide à d’autres institutions qui avaient le même esprit d’aide directe. Et nous avions construit six centres de nutrition en Haïti, pour enfants de 1 à 3 ans. Le slogan de notre campagne était alors: «Ne pas oublier l’oubliée». Aujourd’hui, je souhaite que les généreux Valaisans n’oublient pas les enfants de Colombie. |
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Nouvelliste du 20 décembre 2008 | |||||||
|
Moi pour Toit > La petite Colombienne de la fondation valaisanne, transplantée du foie le 1er septembre dernier, rejoindra Pereira demain dimanche.Nous l’avons rencontrée voici une semaine à Medellin.
Jeudi soir. Avant-hier donc. Coup de fil pardelà l’océan. Angie nous répond. «Je sors maintenant de l’hôpital. Papa, tu sais, ils me laissent rentrer à Pereira. Je dois revenir à Medellin tous les mois pour des examens, mais c’est pas grave.» Dans sa voix, une immense joie. Quelques instants plus tard, la confirmation tombe: demain dimanche, Angie et Monica, sa cousine gardienne, prendront le premier avion pour Pereira. Et recommenceront la même vie, isolée, mais dans leur ville. Proches des leurs. Proches de toutes les personnes qui composent la grande famille Moi pour toit. Quel cadeau! «Angie, que voudrais-tu pour Noël?» Sa réponse nous arrache un dernier soubresaut lacrymal: «Que tu sois heureux, papa!» Il était un foie… un conte de Noël. Christian Michellod |
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Migros Magasine du 15 décembre 2008 | |||||||
|
" Pour le bonheur des enfants " La fondation suisse Moi pour toit, active pour les enfants de Colombie, a été distinguée par le fonds d’aide Migros. En Colombie,
45 millions d’habitants se partagent une terre 36 fois plus vaste
que la Suisse et d’une richesse peu commune. Le Pays surprend par la
diversité de sa flore et de sa faune ; il éblouit par l’abondance de
matières premières et précieuses. Plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, un tiers dans la misère. De plus, la Colombie connait l’un des taux de criminalité les plus élevés au monde : chaque année, on y dénombre plus de 20000 homicides.
Ces
conditions sociales précaires n’épargnent guère les enfants. On
estime qu’ils sont deux millions à subir des maltraitances. Certains
travaillent dans des conditions difficiles malgré leur jeune âge ;
d’autres vivent dans la rue ou se prostituent ; d’autres encore
combattent aux côtés des guérilleros ; certains, enfin, sont
victimes d’homicides. Réaction valaisanne En 1987,
Christian Michellod, journaliste sportif établi à Martigny, se rend
en Colombie pour y adopter un enfant. Saisi par les conditions de
vie difficiles au sein du pays et par la grande précarité des
enfants des rues, il entreprend de s’investir pour leur apporter un
soutien. Moi pour Toit
a créé quatre foyers à Pereira. Ils offrent protection, éducation et
espoir d’avenir à l’enfant et à l’adolescent en situation d’abandon
ou de danger au sein de la famille. Aucune subvention en Suisse
Le siège
social suisse de Moi pour Toit se trouve à Martigny. Les frais sont
couverts par la vente d’artisanat ou de café dans le magasin de
Martigny et par diverses manifestations. En Colombie, le quart du
budget est assumé par le gouvernement colombien. En Suisse en
revanche, Moi pour Toit ne reçoit aucune subvention communale,
cantonale ou nationale. Le solde du budget est couvert par les dons
collectés sur le principe de l’aide directe : chaque franc reçu est
intégralement reversé à la fondation. Mélanie Zuber |
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Boletín Yo par Ti du Octubre 2008 | |||||||
|
Angie llegó viva y enferma a la familia Moi Pour Toi al inicio del año 2006. El diagnóstico hizo sollozar los corazones: esperanza de vida de dos años o necesidad de un transplante de hígado. Llanto y alegría, miedo y esperanza. Pero ya, de vez en cuando, los guiños de las alturas celestiales nos acompañaban. El día de su primera comunión, en diciembre 2006, mi niña me regaló su osito que no se quita de mi carro en Suiza y me dijo: “Papá Christian, hago mi primera comunión. Así Dios, un día, me encontrará un hígado.” La fe no tiene edad y concretiza los sueños.
El último detalle rastrea el destino. Desgrana lágrimas y estremecimientos en toda la piel. El año pasado, la Fundación publicó el calendario 2008. Nuestra niña vive en Medellín desde abril, a menos de media hora del hospital. Angie no aparece en el almanaque hasta el mes de septiembre. ¿Y entonces? Entonces fue operada el primero de este mismo mes. No había que desesperarse. Solamente saber leer las palabras divinas y tranquilizarnos. ¿Cuál es el destino de Angie recién operada, viva, feliz y alegre? De Angie a ángel, sólo una letra marca la diferencia. Ambas despliegan alas para volar. Le había prometido un viaje a Suiza, si recibía un hígado y el día que estuviera totalmente recuperada. Quince días después de la operación, me preguntó: “¿Suiza, es sólo para pasear o para estudiar?” Con Dios y sus representantes, nunca se sabe. Papá Christian |
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Nouvelliste du 3 septembre 2008 | |||||||
|
Moi pour Toit > «Le Nouvelliste» avait axé sa campagne de Noël 2007 sur cette petite fille de la fondation valaisanne qui avait besoin d’une transplantation de foie. Angie a été opérée hier à Medellin (centre de la Colombie). Merci à vous et à tous.
Moi pour toit comme seule famille Angie a perdu sa maman, morte d’un cancer, en 2004. En 2007, son papa mourut du sida, le jour même où elle revenait d’une longue série d’hospitalisations pour examens. Orpheline, elle a Moi pour toit comme famille. Comme espoir. Comme lieu de vie. En avril dernier, sa situation se dégrada rapidement. Les deux ans pronostiqués s’étaient écoulés. La greffe devenait urgente. Depuis cinq mois, la fondation loue un studio à Medellin, à six heures de Pereira, afin qu’Angie soit à moins de cent vingt minutes de l’hôpital outillé pour ce genre de délicate opération. Cinq mois longs comme une éternité pour ce bout de chou de 11 ans. «Je m’ennuie de la fondation et de mes copines» nous avoua-telle, dernièrement, lors de notre visite paternelle. La semaine dernière encore, au téléphone, elle parut angoissée, désespérée, perdue, triste. Pourtant, nous savions qu’elle était en tête de liste d’attente. Même si l’attente devenait insupportable… Le téléphone sonne Et hier, coup de fil de l’espoir. Il était 23 heures suisses, 16 heures colombiennes. «Nous avons un donneur. Nous commencerons à la préparer pour l’opération. » Tourmente et lumière se mêlèrent. Peur et foi. Celle dont chacun a aussi besoin pour vivre. A 4 heures du mardi matin, Angie est entrée en salle d’opération. Elle en est sortie à 13 heures, hier après-midi. «Nous réservons notre pronostic », nous commenta le corps médical. «Au milieu de la transplantation, la petite a beaucoup saigné. Nous avons eu très peur. Mais son état s’est stabilisé. Maintenant, il faut attendre les premières heures afin de voir comment son corps réagit à ce nouvel organe. Ces instants sont critiques et décisifs.» Le suspense tord l’estomac. Question de vie ou de… Gracias A la fin octobre 2007, la Fondation Moi pour toit lança sa campagne «Sauvons Angie». «Le Nouvelliste» en fit sa tête d’affiche de Noël. Neuf mois plus tard, la solidarité suisse – près de 100 000 francs ont été récoltés – et colombienne – grâce au Département du Risaralda - accouche d’une belle lumière. Celle qui nous fait espérer qu’Angie soit sauvée. Et nous convainc une fois encore qu’une vie n’a pas de prix. Que l’on soit du côté de la richesse ou de l’autre bord. En son nom, gracias. Merci. Et une promesse faite et réitérée: «Angie, le jour où tu es guérie, je t’invite en Suisse.» Lorsque nous lui avons donné cet espoir murmuré à son oreille tendue, elle nous sauta au cou. Et pleura. Souvenir toujours humide. Quand on y pense… souvent. |
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Nouvelliste du 25 août 2008 | |||||||
|
" René Higuita nouveau parrain de Moi pour toit " Il n’y a pas de hasard. Que des rendez-vous. Acte 1. Centre d’urgence Louis-Ernest Fellay de la Fondation Moi pour toit à Pereira. Au mur du bureau des éducateurs, une photo de quelques enfants avec, au milieu, René Higuita. Ah bon? Explication de Manasès, fidèle employé de la fondation. «La semaine dernière, un gosse m’appelle pour me dire qu’en face, sur la terrasse d’un bar, une personne ressemblant à Higuita buvait un café. J’ai regardé. C’était lui. Je suis allé à sa rencontre et l’ai invité à visiter notre foyer. Il est venu de bon cœur et nous avons fait cette photo.» Sympa.
Acte 2. J’ai rendez-vous avec le Scorpion. Dernière question de l’entretien. «Pour vous, quelle est la qualité humaine primordiale?» René réfléchit deux secondes. Et répond: «Donner.» Je l’embrasse à la colombienne. Il rit, surpris de cette accolade subite de la part d’un journaliste. Je me présente aussi comme fondateur de Moi pour toit dont il avait connu un des foyers, une semaine plus tôt. Et j’enchaîne: «Donner? Ça tombe bien. Je te demande si tu veux être le parrain officiel de la fondation. » Aucune hésitation dans le regard ni la réponse. «Avec un immense plaisir. Et regardons une date. Je veux passer un après-midi entier avec tes enfants.» Une poignée de main scelle le contrat. Depuis le 30 juillet, René Higuita est parrain de Moi pour toit. Pour l’ensemble de la fondation, en Colombie surtout, c’est un joli coup… de main. Christian Michellod |
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Le Matin Dimanche du 1er juin 2008 | |||||||
" Dans ce lieu sain, tout est amour et beauté " Fondation Moi pour Toit Cette fondation âgée de 21 ans, est l’œuvre du Valaisan Christian Michellod. Christophe Bonvin, William Besse et Gérald Métroz ont découvert un monde où tout est amour et où le travail qui y est entrepris est extraordinaire. Une école de foot va être créée. La FIFA est au courant.
De retour de Pereira
(Colombie) En contrebas de la jolie école juchée sur un petit mont qu’on relie en empruntant un chemin aux pavés inégaux, il y a un terrain. « On va créer une école de foot », dit Christian Michellod, papa Christian pour les enfants ici, père de la Fondation Moi pour Toit à Pereira, institution jugée la plus complète de Colombie. « La FIFA est informée de ce projet sportif », poursuit le journaliste valaisan. « Je connais le président Blatter : Il est né un 10 mars comme moi. Nous sommes deux poissons. Savoir ça l’a séduit. Ce qu’on envisage de faire l’a touché. Peut-être la FIFA financera-t-elle tout ou en partie de ce programme. C’est mon espoir. On va construire des vestiaires, des gradins. Ces infrastructures coûtent 180 000 francs. Pour la Colombie c’est un gros projet. Il nous faut donc des sous ».
Une citation de Jean-Jacques Rousseau pourrait servir de devise à la Fondation Moi pour Toit : « Vivre est le métier que je pourrais t’apprendre ». Une école (mixte, enfants âgés de 4 à 13 ans), dont un centre d’urgence pour 30 pensionnaires du tout âge en provenance de la rue – ici, on mange avec une cuiller, il n’y a ni couteau, ni fourchette – composent l’institution âgée de 21 ans. Ce qui fascine, c’est qu’à peine arrivé dans ces lieux, les sourires éclairent toutes ces vies pourtant cabossées et les rires se transmettent, contagieux. Septante professionnels salariés d’une compétence rare – nutritionniste, éducateurs, professeurs, psychologue, phonologue, cuisinières, infirmières, etc. – forment un esprit de corps remarquable, impriment un rythme, donnent du bonheur aux enfants et aux ados qui après avoir tendu la main pour qu’on vienne à leur secours – drogue, maltraitance, prostitution – touchent le personnel par leur regard et une soif d’exister. Mais ici, le combat est aussi permanent et essentiel qu’immense. Là, le jour, il est rose ou noir. Que des souvenirs Jamais, ces mômes ne garderont de ces endroits que de mauvais souvenirs. D’anciens de cette institution ont voulu redonner ce qu’ils ont reçu. Ils sont éducateurs à la Fondation. D’autres sont à l’université ou ont trouvé du travail après avoir suivi une formation professionnelle chez Moi pour Toit, bénéficie des espaces de formation, dont une boulangerie, une menuiserie, une salle informatique, un atelier de couture et de confection. Mais une problématique demeure. « On a une grosse envie de les aider mais ont-ils envie d’être assisté », dit Kenny Giovanola, ancien journaliste valaisan, codirecteur de la Fondation depuis cinq ans. « Cette part de liberté doit rester chez chacun d’entre eux », ajoute l’intéressé. « Certains ont envie de retourner là où ils étaient maltraités, de tendre l’autre joue – ça concerne surtout les plus petits –, plutôt que d’être en institution où il y a des règles et un horaire à respecter, des devoirs à accomplir. D’autres sont attirés à retrouver la rue sans normes et qui a ses propres lois, pour y avoir vécu plusieurs carrières. Dans ces deux cas, je ne parlerai pas d’échec pour nous, pour le staff, mais ils impliquent une remise en question collective ». Un chèque pour l’achat d’uniforme Il y a une dizaine de jours, Christian Michellod a reçu la visite d’un directeur d’assurance porteur d’un chèque pesant plusieurs millions de pesos. « C’est génial ! On va pouvoir acheter des uniformes. Les enfants pourront se reconnaitre et ça gommera les différences ». Dans la journée, un bus ramène les plus petits à la maison où la vie est compliquée, où les situations sont souvent inextricables. « Il nous en faudrait un deuxième mais ça coûte un certain prix », ajoute le père de la Fondation. Ils sont 184 à lui porter des regards de douceur. « Je ne souhaite pas en accueillir davantage. Pour le moment. A moins de construire un autre bâtiment. Notre philosophie ? Privilégier la qualité. Je préfère accompagner par la main un enfant dès son arrivée jusqu’à sa sortie à 18 ans plutôt que de la lâcher à un moment donné ». Communion parfaite A Pereira, des enfants, placés dans d’autres institutions, fuguent pour venir chez Moi pour Toit. Où c’est bien. « L’harmonie, la gentillesse, le bonheur jaillit sur les enfants », dit Christophe Bonvin (ancien footballeur), admiratif. « Les gens qui donnent de leur vie pour les autres, ce sont eux les vrais héros de la société ». William Besse (ex-champion de ski) : « Ce qui surprend, c’est la joie des enfants, c’est le rapport affectif, d’amour, existant entre eux et les éducateurs. Le travail qui y est entrepris est exceptionnel. Il faut soutenir cette fondation. Ce qui s’y passe est absolument génial ». Gérald Métroz (consultant sportif, ancien journaliste) : « L’immensité du travail qui est accompli à Moi pour Toit est incroyable. C’est une île où on y enseigne le respect, la douceur, la tendresse et l’amour. Quel choc par rapport à la société qui est la nôtre » |
|||||||
|
|
|||||||
|
|||||||
|
|
|||||||
|
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Le Matin du 17 mai 2008 | |||||||
" Le Moi pour Toit de 3 Valaisans en Colombie "
Depuis quelques jours, Christophe Bonvin (au centre, ancien footballeur international), William Besse (à droite, ex-champion de ski) et Gérald Métroz (devant, ancien journaliste et consultant sportif), se trouvent à Pereira, en Colombie. Ils visitent la Fondation Moi pour Toit, action lancée par Christian Michellod (journaliste, à gauche) en 1987, devenue officielle en 1991 et reconnue par le gouvernement colombien un an plus tard. La Fondation Moi pour Toit
recueille et abrite à ce jour 180 enfants défavorisés de Pereira,
dans quatre foyers et une école. Ces jeunes, provenant de
bidonvilles ou de la rue suivent un programme d'accueil, d'éducation
et de formation intégrale. Ils sont entourés par une équipe de 70
professionnels salariés. Le travail qui est entrepris est
exceptionnel puisque de nombreux adolescents s'en sortent en
suivants des études universitaires, en trouvant des emplois. Il y en
a même qui reviennent à la fondation pour y occuper des postes
importants. |
|||||||
|
|
|||||||
| Articles du Nouvelliste du Samedi 27 octobre 2007 | |||||||
|
SAUVONS-LA! > Ce beau sourire est menacé. Sans une greffe du foie, Angie ne survivra pas. Moi pour Toit a besoin de notre aide pour la sauver...
|
|
"
Un Crayon de
soleil pour les enfants
"
|
© Fondation Moi Pour Toit 1992-2010